• Marie Robert

Ceci est un appel.


Ce matin, je participe, depuis l’intimité de mon confinement, à l’Université organisée par l’Institut de l’engagement. Au fil de notre vie, nous sommes tous amenés à côtoyer ce terme. Qu’on s’engage à tenir une promesse ou à épouser quelqu’un, l’engagement ne fait pas partie de ces concepts flous qui nous semblent lointains, étrangers à notre quotidien. L’étymologie rappelle que l’engagement exige de « mettre quelque chose en gage ». Ce n’est donc pas gratuit, cela coûte. Mais quoi au juste ? S’agit-il uniquement de respecter un contrat ? N’est-ce pas plutôt une action qui mobilise toute notre âme ? En s’engageant, on prend la mesure de notre responsabilité face à une situation et on décide de la modifier. On implique chaque millimètre de notre personne au service d’une cause, ou d’un combat, que l’on croit juste. Il ne s’agit pas seulement de respecter un cadre, mais de mettre ses actes en perspective, de se questionner sur son comportement, de se laisser chavirer par les autres, et d’accepter que nous sommes tous acteurs du monde dans lequel nous vivons. En somme, l’engagement est une action globale, un mouvement intérieur, qui allume notre regard et fait palpiter notre cœur. Ce n’est jamais vraiment le « bon moment » de s’engager, car ce « moment parfait » n’existe pas. La seule chose qui compte, c’est d’être capable de ressentir l’élan. On ne se réveille pas un matin en ayant soudain en tête une cause qui imposerait tout notre dévouement, mais on peut entendre cette puissance qui grandit progressivement en nous et qui vient alors rompre l’ordre établi, bousculer nos certitudes autant que nos habitudes. L’engagement n’est donc pas un fantasme, ni un devoir, mais une manière de dialoguer avec le monde.

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