• Marie Robert

Ceci est traduisible.


Ceci est traduisible. « Supposons que chacun possède une boîte contenant ce que nous appellerons un “scarabée”. Personne ne pourrait jamais regarder dans la boîte des autres ; et chacun dirait qu’il ne sait ce qu’est un scarabée que parce qu’il a regardé le sien. — En ce cas, il se pourrait bien que nous ayons chacun, dans notre boîte, une chose différente » écrit Ludwig Wittgenstein. Il a recours à une fable pour expliquer l'un des problèmes les plus épineux de la philosophie du langage : comment être certain que nous parlons de la même chose quand nous employons un mot ? Evidemment, si c'est un scarabée, la réponse pourrait être : « en le montrant ». Mais si c'est quelque chose qui ne se montre pas directement ? Si il s'agit par exemple de « l'amour » ? Comment être certain que l'amour caché dans la boite des autres ressemble à l'amour caché dans notre propre boite ? Le contenu de notre boîte est connu de nous seuls. C’est ce qu'on appelle sa signification privée, avec l’image mentale que nous lui faisons correspondre. Cette signification et cette image mentale changent selon notre culture, notre âge, notre éducation, nos expériences, notre mode de vie, nos émotions...etc. Mais alors, si chaque mot a une signification privée, comment faire pour communiquer avec les autres ? Est-ce que ça veut dire que le partage est impossible ? Au contraire, apprenons aux enfants à raconter, à décrire, à expliquer ce qu'il y a dans leur boite. Nous sommes tous des êtres singuliers, mais nous pouvons expliquer nos différences et faire un chemin vers l'autre. Peut-être qu'alors, nous découvrirons que nos scarabées se ressemblent. Je vous souhaite d’ouvrir vos dictionnaires. #Bonjour

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