• Marie Robert

Ceci est ouvert.


Il y a ceux qui se disputent en remplissant le coffre de la voiture. Ceux qui prennent le train pour la colo avec une étiquette autour du cou. Ceux qui n’ont pas les moyens de partir et qui jouent au ballon dans la rue. Il y a ceux qui profitent du mois d’Août, enfin seuls au bureau. Ceux dont les tablées ne comptent plus les convives. Ceux qui préfèrent la montagne au sable brûlant. Ceux qui pestent contre les moustiques et ceux qui font des siestes à rallonge. Il y a ceux que ça angoisse de partir et ceux que ça angoisse de rentrer. Il y a ceux qui aiment les parcs d’attraction et ceux qui ne jurent que par les criques désertes. Il y a les sandwichs au jambon et les tables avec nappes. Il y a les fidèles et les novices. Ceux qui savent où s’achètent la meilleure gaufre et ceux qui cornent des pages du Routard. Ceux qui choisissent les nationales et ceux qui jouent au UNO à l’aéroport. Ceux qui économisent le parking et ceux qui claquent le travail de l’année. Il y a les saisonniers qui triment en attendant l’hiver à Bangkok. Ceux qui gardent les chats des voisins. Ceux qui ont une grand-mère et ceux qui ne voient plus leur famille. Ceux qui écrivent des cartes postales et ceux qui n’allument plus leur téléphone. Il y a les protections 50 et ceux qui mettent de l’huile au monoï comme en 1980. C’est quelque chose l’histoire des vacances. Une somme de comportements qui tissent nos souvenirs autant que notre sociologie. Un espace où nos esprits font face à cette somme d’émotions confuses qui se baladent en nous depuis l’enfance. Alors que vous partiez ou non, que vous aimiez les congés ou pas, je vous souhaite un été qui vous ressemble, un été sans projections funestes, un été qui ne soit pas déjà la rentrée, et surtout, un été qui soit le vôtre.

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