• Marie Robert

Ceci est mieux que le week-end



Combien d’entre nous sont en train de penser à ce que nous aurions dû faire dans la semaine et que nous n’avons pas réussi à boucler ? A ces lignes de notre to do list qu’on voulait faire disparaître mais qui demeurent éhontément plantées là ? A toutes ces petites défaites qui nous donnent la sensation de ne pas être à la hauteur ? A cette culpabilité permanente que l’on entretient vis-à-vis de nos enfants, de notre famille, de nos clients, de nos collègues, de nos amis, et même de notre corps…etc., persuadés qu’on ne leur a pas donné « assez » ou que nous n’avons pas été de bons élèves sur l’échelle de la performance et de l’abnégation ? Hier en discutant avec Siham de [génération xx], je lui exposais l’idée que l’inconfort me stimulait, qu’il était ma résistance à l’ennui, un ajustement permanent de mon cerveau. Mais pour ne pas risquer de nous abîmer, l’inconfort doit aussi apprendre à flirter avec l’indulgence, si précieuse notion. La capacité à pardonner, aux autres certes, mais aussi à nous-même. Et surtout le levier indispensable pour nous rappeler qu’à chaque instant nous faisons tous de notre mieux, et que cela est sans doute la plus pertinente définition de la perfection. Alors au lieu de nous laisser happer par l’angoisse, couvrons-nous d’indulgence, et rangeons cette faute chimérique dans un tiroir, bien planquée derrière les post-it.

0 vue0 commentaire

Posts récents

Voir tout