• Marie Robert

Ceci est ma vitamine C



Parfois, il faut dire la vérité, les profs n’ont pas envie d’aller en cours. Ils préféreraient sécher et boire leur café au soleil. Mais parce que les profs sont aussi des individus complètement illuminés, ils finissent par penser à leurs élèves, abandonnant soudain l’idée langoureuse de la terrasse et préférant faire leur cartable. D’où vient cette urgence ? D’où vient cette curieuse obsession de transmettre ? Je crois qu’elle prend racine dans une forme de rage. Cette ardeur qui veut faire mentir les plans établis, les préjugés, les prophéties. Celle que raconte l’époustouflante Marion Bartoli dans son livre « Renaître » et qui l’a conduit a déjouer la destinée pour gagner Wimbledon. Cette puissance vitale qui anime aussi Elsa Grangier quand elle se démène pour le lobby de Poissy. Cet avis de tempête qui rempli le cœur de tout ceux convaincus que la vie est un espace de possibles à inventer, à bâtir ensemble. J’ai envie que cette rage d’avancer, de triompher, de gagner, de travailler, de lutter, envahisse l’esprit de mes élèves. Qu’ils n’écoutent rien d’autre que leurs espoirs. Qu’ils comprennent que le savoir et les efforts sont un sésame. Que l’action est une philosophie. Ces trois là que j’ai rencontré à l’ESCE m’étonnent déjà par leur talent et ne cesseront de le faire. Mais si je peux leur apporter une conviction, c’est celle-ci : « Serre les poings gamin, montre que t’es pas un pantin, tu peux faire ce que tu veux, vas y explose et fous le feu ». Levez-vous et accomplissez vous. Bref, je n’aurais pas de café au soleil, mais je sens qu’on va bien avancer aujourd’hui.

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