• Marie Robert

Ceci est la période de l’année que je préfère



Pas tellement parce que la perspective de l’été se rapproche. Plutôt parce que soudain, le défi devient concret, insolemment palpable. Trois lettres autant redoutées que moquées, et pourtant toujours aussi ritualisées. Le bac. Souvenir éternel. Les après-midis ensoleillées à regarder Roland Garros au lieu d’avoir le nez plongé dans ses manuels. L’angoisse latente mêlée à une curieuse nostalgie, la conscience peut-être que rien ne ressemblera plus jamais à cela. Les fiches sans fin. Les désirs contrariés. Et cette curieuse excitation du combat à mener. Un combat contre sa flemme, contre ses peurs, contre son manque de confiance, contre les prédictions, contre toutes les années passées à attendre. Le bac, ring de nos émotions et de nos espérances. D’élève à prof, je n’ai cessé d’aimer cette agitation qui prend le ventre pour s’adresser au cœur. Aller chercher dans ses angoisses le goût d’une victoire à venir.

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