• Marie Robert

Ceci est l’univers pour lequel j’ai le plus de tendresse


Hier soir, on m’a demandé ce que ça me faisait de publier des livres. Bien sûr, il y aurait mille choses à répondre. Mille choses émouvantes, pragmatiques ou drôles. Mais au-delà de la coquetterie et de la mise en scène, se cache une réalité qui me bouleverse depuis que j’ai douze ans. Car un jour, j’aimerais raconter l’amour débordant que je ressens pour tout ceux qui participent à fabriquer des pages. Ces auteurs, ces éditeurs, ces libraires, les imprimeurs, ces commerciaux, ces attachés de presse, ces agents, ces lecteurs bien évidemment... L’ensemble de tout ces individus qui s’agitent, qui se donnent, qui espèrent, qui calculent, qui tentent, qui luttent, tout cela pour faire vivre des mots. Pour donner vie à des savoirs qu’il faut transmettre et à des histoires qu’il faut raconter. Un milieu parfois snob, injuste et désuet, mais aussi, et si souvent, profondément touchant. Un milieu qui a fait du texte son urgence, sa passion et sa nécessité. Une ruche de talents, petits ou grands, pointus ou populaires, convenus ou courageux, mais toujours habités par la curieuse croyance que rien n’est jamais totalement perdu si tant est qu’on continu à lire. J’aimerais un jour leur rendre hommage.

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