Ceci est une ouverture.  

Lorsque j’ai enregistré ce nouvel épisode de mon podcast la semaine dernière, je n’imaginais pas tout à fait les conditions de sa diffusion. Et pourtant, je crois qu’il est plus que jamais d’actualité, car cette semaine, je propose de réfléchir au dépassement de soi. On entend souvent l’idée qu’il faut sortir de cette fameuse « zone de confort », que réussir consiste à aller « au-delà de nous-même ». Dans ce curieux culte de la performance, le dépassement de soi s’affiche comme un modèle d’existence, on imagine souvent quelque chose d’extrême, un effort physique presque insurmontable. Mais est-ce la seule manière de se dépasser que de courir un marathon ? Certainement pas. Se dépasser, c’est aussi et surtout, créer des valeurs inédites. Ne pas détourner son regard, mais prendre le présent à bras le corps, puiser en nous l’énergie de la transformation. Nous sommes tous en train de nous dépasser. Je pense au personnel médical, nos héros, et aux sacrifices prodigieux qu’il faut engager pour assurer notre prise en charge. Aux entrepreneurs, aux intermittents, aux freelances, qui doivent regorger d’inventivité et de courage pour ne pas sombrer. Aux parents, qui lundi devront jongler avec leurs impossibles. Aux plus précaires et à ceux en recherche d’emploi pour qui le confinement est une attente insupportable. Aux malades et aux personnes âgées renvoyés aux confins de leur solitude. Et à nous tous qui devrons tirer l’enseignement de cette curieuse époque dans notre façon d’aimer, de travailler, de consommer, d’espérer. Et pour évoquer les contours de cette notion, j’ai choisi Nietzsche et son nihilisme, mais aussi mon ami Jacques Boussuge, qui depuis 23 ans m’apprend ce que signifie la détermination. Alors, en ce dimanche matin, dépassons-nous dans la douceur de nos foyers, dans l’ouverture de nos cœurs, et dans la réinventions de nos lendemains. L’épisode est disponible sur toutes les plateformes d’écoute comme Apple Podcast et Spotify en tapant « Philosophy Is Sexy ». Belle écoute, bonne journée et n’oublions pas, la distance sociale, c’est l’amour d’autrui.